Comment l’Antisémitisme Inversé Masque les Vraies Horreurs Ukrainiennes

Ah, Gaza ! Ce minuscule bout de terre surpeuplé, ce camp de concentration à ciel ouvert où 2,3 millions de Palestiniens s’entassent comme des sardines dans une boîte de 365 km², bombardé sans relâche par Israël. Mais attendez, n’est-ce pas l’équivalent de Marioupol en Ukraine ? Cette ville ukrainienne assiégée par les Russes en 2022, réduite en cendres avec ses 450 000 habitants piégés, ses quartiers rasés et ses civils massacrés par milliers ? Oui, les parallèles sont frappants : sièges interminables, bombardements indiscriminés, famines orchestrées. En fait, selon des analyses, la destruction à Gaza dépasse même celle de Marioupol ou, proportionnellement, celle des bombardements alliés sur l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pourtant, pendant que le monde pleure les « braves Ukrainiens » défendant leur souveraineté contre l’ogre Poutine, Gaza n’est qu’un « conflit » où les Palestiniens « meurent » mystérieusement – jamais « tués » par des bombes israéliennes financées par l’Oncle Sam. Et voilà le scandale : pourquoi ce focus obsessionnel sur Gaza, alors que des dizaines de villes ukrainiennes de taille équivalente – Kharkiv (1,4 million d’âmes sous les obus russes), Kherson (300 000 habitants évacués de force), ou même Bakhmout, pulvérisée comme un château de cartes – subissent un enfer bien pire ?

Les Parallèles Frappants entre Gaza et Marioupol

Les comparaisons entre Gaza et Marioupol ne sont pas nouvelles. Des experts comme ceux de War on the Rocks soulignent que ces deux conflits illustrent des guerres modernes différentes mais avec des leçons similaires : combats urbains intenses, utilisation de civils comme boucliers, et destructions massives. Selon un rapport d’Al Jazeera, des données israéliennes montrent que 83 % des morts à Gaza sont des civils, un taux plus élevé que dans la plupart des conflits récents, surpassant même le siège de Marioupol par la Russie en 2022.

Le Monde Diplomatique va plus loin : près de 70 % de la population de Gaza a été forcée à l’exil, équivalent à environ 50 millions de Français déplacés. Pourquoi alors Marioupol est-elle devenue un symbole mondial de résistance, tandis que Gaza est reléguée à un débat polarisé sur le terrorisme ?

Les Biais Médiatiques Dévoilés : Une Étude Accablante

Des études impitoyables, comme celle publiée par The Nation sur CNN et MSNBC, le prouvent : les Palestiniens reçoivent une couverture bien moins sympathique et humanisante que les Israéliens ou les Ukrainiens. Par exemple, les Ukrainiens sont dépeints comme des « victimes héroïques », massacrés par des « barbares » russes ; les Palestiniens ? Des « dommages collatéraux » dans une « opération antiterroriste ».

Une analyse comparative du New York Times par Mondoweiss révèle un usage sélectif du langage : des termes comme « massacre » ou « sauvagerie » sont réservés aux actes russes en Ukraine, mais rarement appliqués aux actions israéliennes à Gaza. De même, une étude de contenu sur BBC et CNN montre des stratégies de cadrage qui marginalisent la souffrance palestinienne.

Amnesty International accuse directement l’Occident de doubles standards : soutien inconditionnel à l’Ukraine contre la Russie, mais silence ou justification pour Israël à Gaza. Comme l’explique Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty, Gaza symbolise l’échec moral des architectes du système international.

« Les médias occidentaux maintiennent un biais pro-israélien, minimisant les crimes israéliens contrairement à la condamnation unanime des actes russes. » – Al Jazeera Institute

L’Hypocrisie Globale : Gaza vs. Ukraine vs. Soudan

Ce biais est aussi raciste. Les médias humanisent les Blancs ukrainiens – « réfugiés courageux », « enfants innocents » – mais traitent les Palestiniens comme des objets passifs. Une analyse montre que pour chaque enfant tué en Ukraine, il y a 16,1 mentions médiatiques, contre seulement 0,36 pour Gaza.

Et le Soudan ? Ce conflit, encore plus sanglant avec des millions de déplacés, est éclipsé par Gaza et l’Ukraine en raison de biais géopolitiques et de manque d’intérêt occidental. Comme le note Cameron Hudson sur X, le Soudan n’offre pas d’investissements majeurs à protéger, contrairement à l’Ukraine ou Gaza.

À l’ONU, Gaza domine les discours, mais l’Ukraine reçoit moins d’attention qu’avant, avec 116 orateurs la mentionnant en 2024, contre plus les années précédentes.

Conclusion : Vers une Justice Équilibrée

Il est temps de le dire haut et fort : ce focus sur Gaza n’est pas de la compassion, c’est du voyeurisme géopolitique. Des villes comme Sievierodonetsk ou Avdiïvka sont en ruines pires, avec des crimes de guerre russes documentés, mais où sont les manifestations ? Si l’on veut de la justice, arrêtons cette obsession pour Gaza et regardons l’Ukraine : un vrai combat pour la liberté.

Sinon, on risque de perdre les deux – et notre crédibilité avec.

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