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Agressions tellement sauvages | Le Journal de Montréal

Agressions tellement sauvages | Le Journal de Montréal


Deux Montréalais qui ont sauvagement attaqué six personnes en une demi-heure risquent maintenant l’étiquette de délinquant à contrôler tellement leur risque de récidive inquiète les autorités.

« Les antécédents judiciaires depuis 2010 exposent un rythme constant de criminalité, une incapacité à respecter ses engagements et une propension à la violence », a écrit le procureur de la Couronne Alexis Dinelle, dans ses requêtes visant Lentz Lowry Lapaix et Philippe Henri Nguene Nguene.

Une minutieuse enquête de la police de Montréal a été nécessaire pour faire la lumière sur les événements troublants survenus le 9 août 2019. 

Les deux hommes se sont fait passer les menottes après avoir été identifiés. Lors de son arrestation, Lapaix avait aussi en sa possession une arme à feu chargée.

Les images des caméras de surveillance visionnées ce soir-là montrent Lapaix et Nguene Nguene s’en prenant gratuitement à plusieurs individus croisés au hasard sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal, dans le secteur des bars. 

« Le Tribunal constate d’abord non seulement que, lors de l’échauffourée, la victime s’écroule sur le sol comme une “poupée de chiffon”, en ne faisant aucun geste pour retenir sa chute, mais que, une fois par terre, il reçoit, sans aucune riposte ou aucun geste de défense, des coups de la part des deux accusés », a décrit la juge Nathalie Duchesneau dans sa décision rendue en septembre 2021, où elle déclare coupables les accusés. 

Violence inouïe

Le Journal a aussi pu voir les images d’une violence inouïe, alors que la victime se fait asséner sans retenue des coups de pied à la tête par les deux individus. Par la suite, on voit Nguene Nguene donner plusieurs coups de poing au visage à une personne qui tentait de protéger l’homme inerte au sol.

Un bon samaritain attaqué

Après cet événement, les accusés recherchaient encore les hostilités. 

Nguene Nguene a commencé à insulter deux jeunes, assénant une « grosse baffe » au visage de l’une d’elles. 

Un bon samaritain non loin des lieux est intervenu pour les protéger, mais l’accusé a été rapidement rejoint par deux de ses amis venant le défendre, dont Lapaix.

Le pauvre homme s’est alors fait marteler de coups de poing et de coups de pied.

La conjointe de cette deuxième victime qui a été témoin de toute la scène, est venue relater qu’ils ont notamment visé sa tête « comme un ballon de soccer ». 

« Du sang sort de ses oreilles, il est inconscient, il est agité, il a comme des ronflements », dit-elle durant son témoignage.

À la suite de cette attaque qualifiée de « sauvage » par la juge, l’homme demeure encore aujourd’hui avec des séquelles. Il est demeuré plus de quatre mois à l’hôpital, dont 40 jours dans le coma. Il a subi d’importantes blessures et il a dû séjourner en centre de réadaptation. 

Les deux accusés n’ont toujours pas reçu leurs sentences, alors que les requêtes pour les déclarer délinquants à contrôler pour une période de cinq ans doivent être débattues. Ils veulent aussi faire en sorte que leur détention préventive compte pour le double, au lieu du temps et demi habituel.

♦ L’étiquette de délinquant à contrôler est une mesure d’exception qui fait en sorte que les accusés doivent se soumettre, après leur période de détention, à des conditions de surveillance.

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