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Les vaccins d’Oxford et de Pfizer sont efficaces contre la variante brésilienne

mais la souche sud-africaine les rend neuf fois plus faibles.

Les vaccins contre le Covid 19 en cours de déploiement fonctionnent mieux contre la variante brésilienne qu’on ne le craignait au départ, suggèrent des recherches.

Une étude de l’Université d’Oxford a révélé que son vaccin et le vaccin fabriqué par Pfizer fonctionnent aussi bien contre la souche brésilienne qui est apparue pour la première fois à Manaus (Brésil) que contre la variante de Kent.

Ces 2 vaccins se sont révélés très efficaces contre la souche anglaise, réduisant les décès et les taux d’hospitalisation de plus de 85%.

Les scientifiques craignaient initialement que la variante brésilienne ne soit résistante aux vaccins car elle comporte un certain nombre de mutations inquiétantes. L’étude a exposé des échantillons de sang de personnes vaccinées à diverses variantes de Covid et surveillé leurs réponses en anticorps. L’étude a découvert que les vaccins produisaient trois fois moins d’anticorps contre les variants anglais et brésilien par rapport à la souche d’origine. Mais les chercheurs ont déclaré que c’était encore plus que suffisant pour neutraliser les virus.

Cependant, les vaccins ont stimulé jusqu’à neuf fois moins d’anticorps lorsqu’ils ont été exposés à la variante sud-africaine, qui a été détectée chez des centaines de personnes au Royaume-Uni.

Pfizer et l’Université d’Oxford ont déclaré que parmi les quelques personnes vaccinées qui continuent à attraper le Covid 19, leurs symptômes sont réduits à «des reniflements». Le professeur Gavin Screaton, un expert médical qui a dirigé la recherche, a déclaré: «Cette étude élargit notre compréhension du rôle de la protéine lorsqu’elle échappe à la réponse immunitaire humaine».

Les résultats suggèrent que la variante brésilienne pourrait être moins résistante aux vaccins et aux réponses immunitaires convalescentes (suite à une infection au Covid 19) que B1351 (le variant d’afrique du Sud), et B117 (le variant anglais).

L’étude a utilisé des échantillons de sang de personnes qui avaient des anticorps suite à une infection au Covid 19, et de personnes qui avaient des anticorps produits par les vaccins Oxford ou Pfizer. Ces données suggèrent que les anticorps naturels et provoqués par les vaccins peuvent encore neutraliser ces variantes, mais à des niveaux inférieurs, a déclaré l’université d’Oxford.

Il est important de noter que la souche P1 « brésilienne » peut être moins résistante à ces anticorps qu’on ne le craignait au départ.

Le professeur Andrew Pollard, chercheur à l’Université d’Oxford, a déclaré: «Ces efforts pour enquêter sur la relation entre le virus et l’immunité fournissent de nouvelles informations qui nous aident à nous préparer à relever les défis pour notre santé suite à la pandémie».

Malgré l’apparition de nouvelles variantes dans le monde, les scientifiques nous mettent en garde contre « l’obsession » des virus mutants. Tous les grands fabricants de vaccins sont convaincus que leurs vaccins seront efficaces contre toutes les souches émergentes.

Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont déclaré qu’il est peu probable qu’une seule souche rende les vaccins beaucoup plus faibles. Au lieu de cela, ils disent qu’il y a plus de chances qu’une série d’évolution sur plusieurs mois, voire des années, puisse éventuellement rendre les vaccins moins puissants. Mais les vaccins peuvent être modifiés en quelques semaines ce qui signifie que les nouveaux vaccins et les rappels pouront être rapidement approuvés.

Written by Altho

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