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L’Assemblée vote 500 millions d’euros pour augmenter les retraites de la fonction publique, un nouveau revers pour le gouvernement

L’Assemblée vote 500 millions d’euros pour augmenter les retraites de la fonction publique, un nouveau revers pour le gouvernement


Ce n’était pas – du tout – dans les plans de l’exécutif. L’Assemblée nationale a voté, mardi 26 juillet, contre l’avis du gouvernement, une revalorisation supplémentaire de 500 millions d’euros pour les pensions de retraite des fonctionnaires, dans le cadre de l’examen du projet de budget rectifié pour 2022. Le vote de cet amendement du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires a été acquis par 186 voix contre 181, la gauche célébrant aussitôt une « belle victoire » et les députés Rassemblement national (RN) une « bouffée d’oxygène » pour les retraités.

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L’amendement prévoit une revalorisation des pensions prenant en compte le niveau réel de l’inflation, soit 5,5 % pour 2022, alors que le gouvernement a proposé une revalorisation cumulée à 5,1 % (1,1 % en janvier puis 4 % en juillet). Quasiment tous les députés d’opposition ont voté pour, seul le groupe Les Républicains (LR) se partageant entre pour, contre et abstention, tandis que la majorité a fait bloc pour s’y opposer, en vain. Le Sénat dominé par la droite peut toutefois revenir sur ce vote.

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a tenté de déminer le sujet, en assurant qu’au regard de l’inflation galopante, « il y aura très probablement une autre revalorisation des retraites en janvier 2023 ».

Les crédits pour la renationalisation d’EDF votés

L’examen depuis vendredi par l’Assemblée du projet de budget rectifié est semé d’embûches pour la majorité. Lundi soir, par exemple, 230 millions d’euros pour les foyers se chauffant au fioul ont été approuvés contre l’avis du gouvernement, qui privilégiait lui une aide de 50 millions d’euros.

Samedi, l’Assemblée a décidé d’allouer 120 millions aux départements qui versent le RSA en 2022, pour compenser intégralement la hausse de 4 % de cette prestation programmée par l’Etat. La mesure a été obtenue par la conjonction des votes favorables de la gauche, du RN, de LR mais aussi des députés du groupe Horizons. C’est la première fois que ces alliés de la majorité marquaient leur différence.

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L’exécutif a pourtant entrevu un rayon de soleil, mardi, avec le vote par les députés de l’enveloppe de 9,7 milliards d’euros pour le rachat de la petite partie d’EDF qui manque encore à l’Etat. La renationalisation devrait permettre au groupe, très endetté, d’emprunter à moindre coût, et donner les coudées franches à l’Etat pour le réorganiser comme il l’entend.

Selon Bruno Le Maire, « nationaliser EDF, c’est garantir à tous nos compatriotes qu’ils pourront continuer à avoir une électricité à un tarif réduit dans les années qui viennent, c’est une protection majeure contre l’inflation ». Le ministre a souligné également que le prix ces actions à acheter, et par conséquent le montant de l’investissement de l’Etat, n’a pas été établi « au petit bonheur la chance », mais qu’il a été validé au contraire par l’Autorité des marchés financiers.

Le Monde avec AFP

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