Connect with us

Trump détourne l’attention, voici ce qu’il a déjà fait !

Donald Trump
Donald Trump cultive la diversion.

Monde

Trump détourne l’attention, voici ce qu’il a déjà fait !

Donald Trump cultive l’art de la diversion. Et si ses déclarations à l’emporte-pièce, souvent controversées, parfois carrément mensongères, s’inscrivaient dans le cadre d’une stratégie bien huilée?

Donald Trump cultive l’art de la diversion. Et si ses déclarations à l’emporte-pièce, souvent controversées, parfois carrément mensongères, s’inscrivaient dans le cadre d’une stratégie bien huilée? Une monopolisation de l’attention médiatique au service de son gouvernement.

Le nouveau président des Etats-Unis n’a en tout cas pas perdu de temps pour mettre en place sa politique, défaire les mesures de son prédécesseur et signer quelques textes de loi conformes aux valeurs républicaines les plus conservatrices…

Déterminé à se débarrasser au plus vite de l’héritage de son glorieux prédécesseur, Donald Trump a commencé par la… décoration de la Maison-Blanche. Les rideaux dorés des années Bush (et Clinton) signent leur retour au Bureau ovale: au placard le rouge pourpre et théâtral cher à Barack Obama. Mais il ne s’agit là que d’un détail, aussi fort symboliquement soit-il. Passage en revue des principales réformes amorcées, six jours à peine après l’arrivée au pouvoir du républicain.

Avortement
Le président américain a signé lundi un décret interdisant le financement par des fonds fédéraux d’ONG internationales qui soutiennent l’avortement. Ces restrictions avaient été mises en place pour la première fois sous le républicain Ronald Reagan avant d’être annulées par le démocrate Bill Clinton. Elles avaient été remises en place par le républicain George W. Bush et annulées à nouveau par le démocrate Barack Obama.

Pétrole
Ce mardi, Donald Trump a redonné vie à deux projets d’oléoducs controversés, dont la construction avait été bloquée par l’administration Obama au nom de la lutte contre le changement climatique. Il s’agit du gigantesque oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux Etats-Unis et d’un autre dans l’État du Dakota du Nord. Ce dernier, porté par la compagnie Energy Transfer Partners, avait été rejeté en décembre après une intense mobilisation des Amérindiens et des écologistes. La tribu sioux de Standing Rock reproche à l’entreprise de vouloir faire passer l’oléoduc, baptisé Dakota Access Pipeline, sur des sites sacrés où sont enterrés leurs ancêtres, menaçant par la même occasion leurs sources d’eau potable. Washington a également annoncé reprendre le forage du pétrole et gaz de schiste.

Immigration
Ce mercredi Donald Trump a ratifié le décret et ainsi officiellement inauguré la première étape de son projet de mur à la frontière mexicaine, la promesse la plus controversée de sa campagne présidentielle. Un mur qui sera financé par le Mexique, selon lui, bien que Mexico ait toujours affirmé le contraire. Le président a également initié une application plus rigoureuse des lois sur l’immigration, limitant l’octroi de visas (aux citoyens de certains pays tels que l’Irak, l’Iran, la Syrie et le Yémen), l’accueil de réfugiés et l’accès aux fonds fédéraux pour les « villes sanctuaires » qui accueillent les illégaux.

Espagnol indésirable
Le site internet de la Maison Blanche ne peut plus être consulté en version espagnole depuis le 20 janvier. Les Etats-Unis comptent 56,6 millions d’habitants d’origine hispanique, soit 17,6% de leur population et à ce titre la première minorité ethnique du pays, selon le Bureau américain du recensement. Le site en espagnol existait depuis 2009 et avait été créé sous l’administration Obama. Autre signe clair: le cabinet Trump ne compte à ce stade aucun Hispanique, une première depuis près de 30 ans.

Protectionnisme
Le président a également signé un document mettant fin à la participation des Etats-Unis au traité de libre-échange transpacifique (TPP), âprement négocié pendant des années par l’administration Obama. Ce traité, vu comme un contrepoids à l’influence grandissante de la Chine, a été signé en 2015 par 12 pays d’Asie-Pacifique représentant 40% de l’économie mondiale, mais n’est pas encore entré en vigueur.

Obamacare
La plus grande fierté d’Obama, à savoir l’assurance-maladie pour tous, même les plus démunis, va passer à la trappe. C’est la première décision prise par l’administration Trump pour marquer le coup. Le Congrès, à majorité républicaine, doit abroger la loi et la remplacer. Une formalité.

Cour suprême
Le nom du neuvième juge de la Cour suprême sera annoncé « la semaine prochaine », une décision cruciale pour le sort de grands dossiers comme l’avortement. La Cour suprême est appelée aux Etats-Unis à trancher sur des dossiers idéologiquement très sensibles. Ses juges sont nommés à vie par le président. Ils doivent être confirmés par un vote du Sénat. Donald Trump avait déclaré qu’il comptait nommer un juge anti-avortement et favorable au port d’armes à feu.

CIA
Le Sénat américain a confirmé lundi Mike Pompeo au poste de directeur de la CIA. Mike Pompeo, élu républicain, est seulement le troisième membre de l’administration de Donald Trump a être confirmé à son poste.

Par ailleurs, le président envisage de rouvrir certaines anciennes prisons secrètes de la CIA à l’étranger, fermées par Barack Obama en 2009.

Administration fédérale
Lundi, le gel des embauches a été ordonné par décret au niveau fédéral, sauf pour l’armée. Le républicain avait fait du gel des embauches une grande promesse de campagne, tout en assurant que les secteurs de la santé, de la sécurité publique et l’armée seraient épargnés.

Aléna
Donald Trump a officialisé la volonté des Etats-Unis de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), vaste zone de libre-échange entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, en vigueur depuis 1994. Washington a affiché une position ferme: la renégociation ou le retrait américain.

Comments

More in Monde

To Top