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Patinage de vitesse: Laurent Dubreuil «plus vite qu’à pareille date l’an dernier»


Papa pour une deuxième fois depuis deux semaines, le médaillé olympique Laurent Dubreuil se sent d’attaque pour les championnats canadiens de patinage de vitesse longue piste même s’il a déjà en poche son billet pour les étapes de la Coupe du monde à l’automne.

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Dubreuil prendra le départ du 500 m, jeudi, à l’occasion du coup d’envoi des nationaux. Il s’alignera aussi sur 1000 m, épreuve où il a remporté l’argent aux Jeux de Pékin, et sur 1500 m.

«Je suis plus vite qu’à pareille date l’an dernier, a-t-il affirmé. J’ai amélioré mon 500 m par 0 s 3 et mon 1000 m par 1 s 5 lors des récentes étapes de la Coupe du Québec. La glace est pas mal plus belle que l’an dernier, ce qui aide. Il est donc difficile d’avoir des repères et de confirmer que je suis plus en forme, mais c’est encourageant parce que j’avais connu un été parfait l’an dernier, sans aucune blessure.»

Cette année, ce fut tout le contraire pour le patineur de Lévis. 

«J’ai contracté la COVID-19 au mondial sprint ; j’ai eu l’Influenza en mai et j’ai été deux semaines sur le dos et j’ai souffert de deux hernies discales, a-t-il raconté. Après deux mois de congé, j’avais pris du poids et je n’étais pas bon quand j’ai repris l’entraînement.»

Le volume accumulé au fil des ans fait une grande différence selon le champion en titre de la Coupe du monde. 

«C’est de plus en plus facile de revenir bon rapidement. À 29-30 ans, tu es dans tes meilleures années et je dois en profiter parce que ça ne va pas toujours durer. Plus jeune, je devais attendre en octobre avant de bien me sentir.»

Aucun enjeu

Déjà qualifié pour la Coupe du monde en raison de ses résultats à Pékin, Dubreuil aurait fait l’impasse sur les nationaux s’ils avaient été présentés à Calgary, comme c’est habituellement le cas. 

«Les titres nationaux c’est cool, mais je vise les titres mondiaux, a-t-il résumé. Avec la naissance récente de notre deuxième enfant, je serais resté à la maison avec le petit si le championnat n’avait pas eu lieu à Québec. La situation était différente l’an dernier alors que nous étions dans une année olympique. En allant à Calgary à l’automne 2021, je voulais éviter de patiner en altitude pour la première fois de la saison en Coupe du monde.»

S’il n’y a pas de réel enjeu, Dubreuil n’a pas l’intention de jouer les touristes. «Je ne cours pas après les titres nationaux, mais tant qu’à prendre le départ, je veux gagner. J’ai ma fierté d’athlète. Il s’agira d’un bon entraînement et je vais arriver plus prêt à la première Coupe du monde de la saison en Norvège.»

Chances de médaille

Dominant sur 500 m l’an dernier avec dix médailles sur une possibilité de 12, Dubreuil n’est monté sur le podium qu’à une occasion sur 1000 m. Il a toutefois bien choisi le moment avec l’argent, à Pékin.

Il croit qu’il peut faire mieux cette année. «J’ai des chances de médaille sur 1000 m en Coupe du monde dès l’automne, a-t-il affirmé. Je casse moins et j’ai plus d’énergie en fin de course. Mon entraînement sur 1500 m porte fruit même si ça fait mal et que je n’aime pas ça. Ça me sort de ma zone de confort et ça aide pour mon 1000 m.»

Maltais heureuse dans son nouvel environnement

Valérie Maltais se plaît beaucoup dans son nouvel environnement.

Après un exil de quatre ans à Calgary pour maximiser ses chances de réussir une transition en douceur vers la longue piste, Maltais est très heureuse de revenir au Québec près de sa famille.

«On ne le réalise pas toujours et nous avons parfois des doutes, mais en parlant avec mon ancien entraîneur il m’a fait réaliser que j’avais pris la bonne décision, a raconté la médaillée d’or en poursuite par équipe aux Jeux olympiques de Pékin en compagnie d’Isabelle Weidemann et d’Ivanie Blondin. Québec est une belle ville, l’Anneau de glace est l’un des plus beaux au monde, ma famille est sur le même fuseau horaire et je parle en français au quotidien. Pour plusieurs membres de ma famille, il s’agira d’une première occasion de me voir sur place en longue piste.»

Déménagements

Des raisons bien différentes ont motivé Maltais à l’occasion de ses deux déménagements. Après une belle carrière en courte piste où elle avait notamment remporté l’argent au relais 3000 m aux Jeux de Sotchi en 2014, Maltais s’était lancée dans l’inconnu en misant sur le patinage longue piste en 2018, après les Jeux de Pyeongchang.

«En déménageant à Calgary, j’avais voulu maximiser mes chances de réussir ma transition, a-t-elle rappelé. Cette fois-ci en revenant au Québec, je construis mon après-carrière et mon environnement à long terme.»

Son arrivée à Québec signifie évidemment de travailler avec de nouveaux entraîneurs et un groupe d’entraînement fort différent. Gregor Jelonek et Muncef Ouardi encadrent la fierté de La Baie.

«Je connaissais Gregor, mais on n’avait jamais travaillé en profondeur ensemble, a-t-elle expliqué. On doit apprendre à se connaître, mais ça se passe bien. Je me sens bien et à la bonne place. Quant au groupe d’entraînement, j’avais ma routine depuis quatre ans à Calgary, mais je me plais avec de jeunes coéquipières. Il y a une belle entraide. Je m’entraîne aussi avec de plus jeunes garçons et c’est rafraîchissant de patiner avec des athlètes qui ne sont pas sur l’équipe nationale.»

Confiante 

Malgré sa médaille d’or à Pékin, Maltais n’est pas qualifiée automatiquement dans les épreuves individuelles pour la Coupe du monde. Elle sera en action sur 1500 m, 3000 m et 5000 m ainsi qu’au départ groupé.

«Ma meilleure épreuve est le 3000 m, mais je vise un podium dans toutes mes courses, a-t-elle souligné. Même si je ne suis pas à mon sommet, je suis dans une bonne forme et confiante que ça va bien aller aux nationaux.»

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