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Le récap de l’actualité tech 2022 sur Les Numériques !

Le récap de l'actualité tech 2022 sur Les Numériques !



Avis de tempête sur la tech. L’année 2022 n’a épargné personne ou presque en matière de mauvaises nouvelles et le secteur des nouvelles technologies a lui aussi largement souffert d’un contexte économique défavorable. Les raisons sont nombreuses, mais difficile de ne pas penser en premier lieu à la guerre menée par la Russie en Ukraine, dont ont découlé des hausses de prix, des tensions énergétiques et des cyberattaques d’ampleur.

Ukraine-Russie, terrain de cyberattaques et de géopolitique

Très tôt dans ce conflit, la rédaction des Numériques s’était d’ailleurs demandé s’il fallait parler de “cyberguerre” pour qualifier les opérations électroniques entre les deux belligérants. Une question abordée avec plusieurs spécialistes qui nous ont permis de décortiquer ce qu’il se cache derrière ce terme sensationnaliste.

Néanmoins, le conflit a aussi montré l’importance des outils numériques. Avant le début des opérations terrestres de la Russie, Kiev a subi et empêché plusieurs cyberattaques. Les agences de sécurité étasuniennes avaient repéré des pirates informatiques affiliés au gouvernement russe, déjà infiltrés dans les réseaux informatiques militaires, énergétiques et dans plusieurs cyber-infrastructures critiques de l’Ukraine. Des coupures de l’Internet ont été constatées, tandis que Starlink a envoyé des terminaux en Ukraine et que la demande de VPN a explosé en Russie. Les réseaux sociaux ont également identifié et neutralisé des campagnes de désinformation en provenance de Russie.

Ces mêmes réseaux sociaux et compagnies technologiques ont d’ailleurs suivi les consignes occidentales. Les chaînes pro-russes ont été censurées, telles que RT, et certaines applications russes ont disparu des magasins d’applications.

L’affaire FTX secoue le monde des cryptoactifs

Le marché des cryptoactifs s’est montré particulièrement morose en 2022, l’intérêt pour les NFT s’effondrant au même rythme que la valeur du bitcoin. De récents événements n’ont pas pansé les maux des “investisseurs”. Et derrière cette crainte généralisée se cache le nom de Sam Bankman-Fried.

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Le mercredi 9 novembre, Binance, la plus grande plateforme en ligne d’échanges de cryptoactifs, a annoncé renoncer à un accord visant à racheter son rival FTX, pourtant en difficulté. Le potentiel acquéreur expliquait cette volte-face par la “mauvaise gestion des fonds des clients et les allégations d’enquêtes de la part des agences américaines”, alors que le patron de FTX indiquait que l’entreprise avait besoin de 4 milliards de dollars pour rester solvable. Le 11 septembre, FTX et 130 entreprises composant la nébuleuse FTX Group ont été placés en faillite.

L’entreprise FTX a bloqué alors les portefeuilles numériques d’environ 1,2 million de ses clients, qui n’ont désormais plus aucun accès à leurs dépôts, tandis que Samuel Bankman-Fried perdait 94 % de sa fortune en une seule journée. Le patron et fondateur de la firme a été arrêté par les autorités aux Bahamas sur demande de la justice étasunienne. Il a depuis été extradé aux États-Unis et risque jusqu’à 115 ans de prison si les huit chefs d’accusation sont retenus contre lui.

Twitter finalement racheté par Elon Musk

Le cauchemar a finalement pris forme. Après des mois de tergiversations, Elon Musk s’est finalement résolu à acquérir Twitter contre un chèque de 44 milliards de dollars. Mais il aura avant cela fallu passer par la justice, le patron de Tesla s’étant rétracté après avoir découvert quelques anomalies sur l’état de la plateforme de microblogging.

L’homme d’affaires aurait également mis en place une culture d’entreprise toxique et semble avoir la liberté d’expression à géométrie variable. Dernièrement, il a ainsi interdit certains comptes traquant les déplacements de jets privés. Une décision loin d’être anodine puisqu’un compte suivant les déplacements de son propre jet avait été créé par un adolescent avant le rachat de Twitter. Non content que cette décision fasse débat du côté de la presse, Elon Musk a suspendu les comptes d’au moins huit journalistes qui suivaient son actualité.

Cybersécurité : des hôpitaux français particulièrement vulnérables

En 2022, les cyberattaques contre des infrastructures critiques se sont multipliées à travers le monde, et en France nos hôpitaux ont été mis à rude épreuve. La dernière en date a eu lieu le 3 décembre, ciblant l’établissement André-Mignot du centre hospitalier de Versailles à Le Chesnay-Rocquencourt (Yvelines). Un virus s’est propagé dans le réseau, forçant les soignants à revenir au papier et au crayon.

Plus tôt cette année, d’autres attaques d’ampleur ont mis à mal des établissements médicaux. En mars, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a été la cible d’un piratage important. Plus récemment, en septembre, l’hôpital de Corbeil-Essonnes était la cible d’une attaque par ransomware, l’établissement retrouvant son rythme de croisière deux mois après.

En dehors des établissements de santé, des cyberattaques ont également touché les administrations. Ainsi, l’ensemble du réseau informatique de la région Guadeloupe a été mis hors ligne le lundi 21 novembre dans le contexte d’une cyberattaque de grande ampleur.

Chez Amazon, la tendance est similaire et la société devrait se séparer de 10 000 collaborateurs. Comme pour Meta, le géant de l’e-commerce a embauché à tour de bras durant la pandémie de Covid durant laquelle les activités sur Internet se sont multipliées. Mais le retour à un quotidien moins connecté a eu raison des ambitions de l’entreprise et de son patron, Jeff Bezos, qui pourra se consoler de ce méga-plan social sur son nouveau superyacht.

Annoncé en grande pompe à la fin de l’année 2021, le métavers tarde à montrer comment il est censé changer nos vies. Pourtant, depuis la présentation du projet Meta par Zuckerberg, nombreuses sont les institutions et entreprises intéressées. En France, Emmanuel Macron a donné sa feuille de route pour le développement de métavers. Un rapport remis au gouvernement a livré des orientations pour le développement de ces espaces virtuels. 10 propositions ont été soumises à Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, et Jean-Noël Barrot, ministre délégué au Numérique.

Côté technique, les ambitions de Meta s’appuient également sur la sortie d’un nouveau casque de réalité virtuelle, le Meta Quest Pro. Lancé à 1799 €, il a pu être essayé par notre spécialiste Florian Agez. Un produit parfois impressionnant, mais qui ne risque pas (pour l’instant) de participer grandement à la démocratisation du métavers.

DMA & DSA

Pour conclure ce récapitulatif de l’année 2022, notons que l’Europe s’est dotée de deux nouveaux textes législatifs encadrant notamment les activités des Gafam. Le Règlement européen sur les services numériques (DSA) vise une responsabilisation des plateformes et de leurs contenus (haine, manipulation, désinformation, contrefaçons, etc.). Quant à la législation sur les marchés numériques, baptisée DMA, elle entend lutter contre les pratiques anticoncurrentielles des géants d’Internet et corriger leur domination sur le marché numérique européen.

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Written by Sonia

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