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Sandbar lève 4,8 millions de dollars

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Alors que les différentes plateformes d’échange de cryptomonnaies sont de plus en plus épiées par la SEC (Securities and Exchange Commission) et les législateurs européens, voici qu’un outil qui leur veut du bien prend du gallon. Sandbar, dont le siège social est basé à New York et qui compte déjà une dizaine d’employés, vient de lever pas moins de 4,8 millions de dollars auprès notamment des fonds privés Lachy Groom (Beacon AI, Nana Academy, Stark Bank) et Abstract Ventures (Notebook Labs, Seconf Front Systems, Odyssey Energy Solutions).

Le principe de l’app est simple. Alors que des criminels peuvent aujourd’hui facilement s’acquitter des traditionnelles procédures de KYC, Sandbar, connecté par exemple à un compte en banque, peut détecter des patterns de mouvements suspects. Si une fraude ou des soupçons de blanchiment d’argent sont identifiés, l’opérateur peut alors prendre les mesures nécessaires et éviter de se retrouver également dans l’illégalité. Au-delà des simples transactions, les développeurs de la solution expliquent analyser aussi les metadata pour vérifier l’intégrité des utilisateurs.

Des soutiens jusqu’aux plus hautes sphères de la Tech

Sandbar a d’autres atouts. La firme a su séduire des investisseurs supplémentaires de choix, notamment du côté de chez Credit Karma (Intuit), Google, Ramp, Figma, Revolut, Stripe, Square, Remitly et même OpenAI. Avec donc de sérieux noms de la finance à bord, on peut supposer que les fondateurs seront conseillés du mieux que possible pour leur développement futur.

Brock Bontrager, CEO de l’entreprise, déclare pour sa part vouloir miser une partie de la levée sur la réduction du nombre de faux positifs. Il serait également question de rendre l’algorithme de reconnaissance de Sandbar plus performant. Abe Goldstein, le CTO, est auparavant passé par chez Netflix et la Banque de la réserve fédérale de Chicago.

À la recherche de financements opaques

Au-delà du simple blanchiment d’argent, le logiciel de Sandbar sait aussi repérer des fonds obtenus de manière illicite. Aujourd’hui, avec les banques en ligne, tout un chacun peut obtenir un IBAN avec une simple carte d’identité validée en arrière-plan par le regard d’un humain ou un scanner de type Onfido. Mais ces méthodes ne sont pas toujours des plus fiables : une fausse CNI revient à quelques centaines d’euros sur le darknet, avec parfois des faussaires très compétents. Certains officieraient même directement au sein des établissements de l’état où sont imprimés les documents. Une mine d’or pour le trafic de stupéfiants.

Avec ceci, on peut aisément imaginer que des actionnaires suspicieux pourront être avertis lorsqu’une jeune pousse ne remplit pas ses obligations. Rappelez-vous : il n’y a pas si longtemps, Oi2Go bypassait les vérifications des cabinets d’audit pour subtiliser 1,3 million de dollars à des investisseurs peu regardants.

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Written by Sonia

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