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Remontée spectaculaire de Dubois | Le Journal de Montréal

Remontée spectaculaire de Dubois | Le Journal de Montréal


Steven Dubois a possiblement remporté la médaille d’argent la plus spectaculaire de sa carrière, samedi, à la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste disputée à l’aréna Maurice-Richard.

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Repoussé à la dernière place après un accrochage avec le Belge Stijn Desmet, Dubois a ouvert le turbo pour revenir dans la lutte pour le podium. Après être revenu au troisième rang, le triple médaillé des Jeux olympiques de Pékin a surpris le Coréen Hong Kyung Hwan en lui soufflant la médaille d’argent sur la ligne d’arrivée. Le photo-finish a été nécessaire pour départager les deux patineurs.

Dubois a finalement devancé son adversaire par 0 s 001 pour grimper sur la deuxième marche du podium du 1500 m et priver les Coréens d’un doublé.

« J’ai dit à Jordan [Pierre-Gilles] que je pensais avoir l’argent, mais j’avais une petite hésitation, a-t-il raconté. Je suis arrivé tellement vite que j’ai surpris pas mal de monde. Le Coréen ne m’a pas vu arriver sinon je n’aurais pas pu passer au deuxième rang. »

Disqualification

Après l’accrochage avec le Belge, qui a ultimement été disqualifié pour avoir tenté un dépassement jugé illégal contre Pascal Dion et qui a ruiné la course du vice-champion du monde, Dubois croyait-il à ses chances de revenir dans la lutte ?

« Quand je me suis retrouvé au dernier rang, j’ai repris mon soufflet et fait un reset, a-t-il expliqué. C’est une course spectaculaire, mais rien ne va battre ma victoire à Dresden quand j’étais revenu de la quatrième place à la première pour remporter l’or. »

Dubois était comblé. 

« J’ai connu une très bonne journée avec deux médailles et nous avons été dominants pour se qualifier pour la finale au relais 5000 m, a indiqué celui qui a reçu une médaille de bronze au relais 2000 m (mixte) pour avoir patiné la ronde de quart de finale. Au 5000 m, je n’ai rien eu à faire à la fin puisque les gars ont ouvert la machine avec quelques tours à faire. »

Avec une grosse accélération, Maxime Laoun a en effet creusé un écart important avec le Kazakhstan et le Canada n’a jamais plus été inquiété. Les Chinois ont chuté alors qu’ils avaient occupé les commandes pour une bonne partie de la course. « Notre plan était d’être calmes et opportunistes, a indiqué Laoun, qui a atteint la finale B au 1000 m. J’ai profité d’une bonne poussée de Pascal pour prendre les devants. »

Pas une surprise

De son côté, Dion n’a pas été surpris du geste de Desmet. Le vice-champion du monde occupait le deuxième rang au moment de l’incident, avec quatre tours à parcourir.

« Il tente toujours des dépassements rapides en étant super agressif, a-t-il expliqué. Il m’a plaqué comme un joueur de hockey. Comme je ne suis pas gros et que lui est un gros bonhomme, ce fut un gros plaqué. J’ai fait une bonne course et misé sur une bonne stratégie, mais il n’y a rien à faire en finale avec une manœuvre comme ça. Si nous avions été en demi-finale, j’aurais été avancé, mais ça ne pardonne pas en finale. »

Au pied du podium

Jordan Pierre-Gilles a bien failli réussir le même exploit que Dubois, mais il est tout juste arrivé à court. Le patineur de Sherbrooke était très satisfait de sa quatrième place au 1000 m. 

« Avant le relais, les gars savaient que j’étais fâché d’être passé si près du podium, mais cette quatrième place m’a incité à pousser encore plus et m’a servi de motivation. Notre performance au relais a été un baume au cœur. »

« Avec l’expérience qui rentre et des améliorations sur les plans physique et stratégique, tout est possible pour moi sur 1000 m, de poursuivre Pierre-Gilles. Je suis étiqueté comme un patineur de 500 m, mais je peux bien faire aussi au 1000 m. »

Claudia Gagnon ne se laisse pas intimider

 Claudia Gagnon a joué dans la cour des grandes avec brio en finale du 1500 m.

Avec quatre tours à franchir et se retrouvant en deuxième place tout juste devant la multiple médaillée olympique néerlandaise Suzanne Schulting, Gagnon a dépassé la championne du monde coréenne Kim Geon Hee pour s’emparer de la tête de la course.

« Ce fut un dépassement excitant et je n’y croyais pas vraiment que je prenais la tête avec quelques tours à faire. Avant le départ de la finale, j’étais un peu impressionnée par mes adversaires, mais je ne voulais pas être dérangée pendant la course. Rikki [Doak] et moi, on se dit toujours que nos adversaires sont des pions plutôt que des noms dans le but qu’on ne soit pas intimidées. »

Présence de courte durée

La présence de Gagnon au premier rang a été de courte durée. Schulting a immédiatement répliqué avec un gros dépassement extérieur pour devancer les deux meneuses et filer vers la victoire. 

Quant à la patineuse de La Baie, les derniers tours ont été plus difficiles et elle a complété l’épreuve en septième place.

« Je suis contente de ma course et de mon résultat, a-t-elle indiqué. Je voulais foncer et être agressive et c’est ce que j’ai fait. J’ai été audacieuse sans craindre d’échouer. La dernière année d’entraînement ainsi que mon travail cet été m’ont procuré une plus grande confiance. Je n’ai pas peur d’oser. C’est ce que je retiens le plus de
ma course. »

Relais 3000 m en finale

Non sans peine, le Canada a obtenu son billet pour la finale du relais 3000 m même s’il a franchi la ligne au troisième rang d’une vague remportée par les Américaines. La Pologne a chuté après un bon départ.

En raison d’un contact avec Gagnon au milieu de l’épreuve de 18 tours, la Corée a ensuite été disqualifiée de la compétition. 

« On aurait voulu terminer au premier ou deuxième rang pour se qualifier, a souligné Gagnon, mais la Coréenne m’a foncé dessus. On a essayé des choses comme un dépassement extérieur, ce qui est plutôt rare au relais, mais on peut mieux courir en finale. »

Kim Boutin s’est retirée de la finale B du 1000 m afin de conserver ses forces pour le relais. Le quatuor canadien était complété par Danaé Blais et Renee Steenge.

Le Canada retrouvera les Américaines, les Néerlandaises et les Italiennes dimanche après-midi en finale. 

Une première médaille en Coupe du monde à 16 ans

Le patineur courte piste Mathieu Pelletier se mérite le bronze au relais mixte

À ses débuts en Coupe du monde à seulement 16 ans, Mathieu Pelletier n’a pas tardé à s’illustrer en remportant sa première médaille.

Dans un relais mixte où le Canada avait décidé de miser sur la jeunesse, à l’exception de Courtney Sarault, Pelletier, Félix Roussel et Rikki Doak ont remporté la médaille de bronze.


Mathieu Pelletier en action lors de la finale du relais mixte de 2000 m, samedi, à l’aréna Maurice-Richard.

Photo Martin Chevalier

Mathieu Pelletier en action lors de la finale du relais mixte de 2000 m, samedi, à l’aréna Maurice-Richard.

Après une chute des Néerlandais, le Canada s’est retrouvé au deuxième rang et Pelletier a pris le dernier relais. Le deuxième plus jeune patineur canadien de l’histoire à s’aligner en Coupe du monde a été coiffé au fil d’arrivée par la Belgique, qui a mis la main sur l’argent. La Corée a remporté l’or devant de nombreux partisans.

« J’ai ressenti des frissons quand j’ai pris le dernier relais en deuxième place, mais j’ai réussi à rester concentré, a raconté le patineur de Laval. Je savais que le Belge allait tenter un dépassement par l’extérieur. J’ai eu une perte d’équilibre [il a franchi le fil sur les fesses], mais j’ai réussi à conserver la médaille. »

À 21 ans, Roussel vivait lui aussi son baptême de la Coupe du monde. 

« C’est le fun que moi et Mathieu on ait vécu ces moments ensemble, a exprimé le patineur de Sherbrooke. Nous étions tous les deux nerveux avant la finale. Les vétérans nous ont mis en confiance et nous ont montré le chemin. »

« C’est vraiment différent une Coupe du monde, de renchérir Pelletier. Avec les élèves présents dans les gradins qui criaient lors de la première journée, c’était vraiment spécial. »

Dans le relais 2000 m, les jeunes ont pu compter sur Sarault. 

« Courtney a été vraiment solide et elle nous a remis à notre place, a raconté Roussel. Quand elle m’a poussé en me lançant “Go get it”, ça m’a calmé. »

Connexion néo-brunswickoise

Si les deux recrues ont apprécié vivre ce moment ensemble, il en va de même pour Sarault et Rikki Doak. Les deux patineuses natives du Nouveau-Brunswick s’entraînent ensemble depuis des lunes. 

« C’est incroyable de gagner cette médaille avec Rikki, a déclaré la patineuse de Moncton. On patine ensemble depuis longtemps et nous avons tellement confiance en l’autre. »

« Je suis fière de la performance des garçons, de poursuivre Sarault. J’aime m’engager dans les relais et c’est pourquoi j’ai crié des mots d’encouragement à Félix au moment d’un échange. Ça donne une motivation de plus et de la confiance. »

Demi-finale ardue

La demi-finale n’a pas été facile pour le relais canadien qui a profité d’un coup de chance pour obtenir son billet pour la finale. 

En quatrième place, le Canada a profité d’un accrochage entre les patineurs chinois et japonais pour se glisser au deuxième rang et ainsi obtenir leur billet pour la finale.

Au final, la Chine, qui occupait le deuxième rang au moment de l’incident, a été disqualifiée et le Japon a pris le troisième rang. Les Pays-Bas ont terminé en première place.

Le Canada a misé sur les quatre mêmes patineurs en demi-finale et en finale.



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