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« Les jeunes Français considèrent que la réussite ne dépend pas de leurs propres efforts à l’école »

« Les jeunes Français considèrent que la réussite ne dépend pas de leurs propres efforts à l’école »


Notre système scolaire montre des signes inquiétants. Le niveau de mal-être des élèves français est l’un des plus élevés : 50 % de nos enfants déclarent être anxieux à l’école, soit 30 points de pourcentage de plus que la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 2019. Est-ce la rançon de meilleurs résultats scolaires ? Loin de là. En vingt ans, les élèves français sont passés de la 7ᵉ à la 17ᵉ place sur dix-huit pays de l’OCDE en mathématiques et en sciences, en 2019. Si tous les élèves sont concernés par ce déclin, même la tête de classe, notre pays se distingue par des écarts de performances scolaires record et la corrélation la plus forte avec l’origine sociale des élèves.

Il est urgent de faire le lien entre cette situation préoccupante et le fort déficit français en compétences sociales et comportementales. De quoi s’agit-il ? Dans plusieurs enquêtes internationales auprès des enfants et des adultes, on observe un manque de confiance en ses propres capacités et en ses chances de réussite, un faible degré de persévérance, une faible confiance dans les autres et une faible capacité à coopérer. Par exemple, les jeunes Français considèrent beaucoup plus souvent qu’ailleurs qu’il est impossible de développer son intelligence et que la réussite ne dépend pas de ses propres efforts à l’école.

La relation aux autres est elle aussi préoccupante puisque les élèves français se classent à la dernière position de l’ensemble des pays de l’OCDE dans la capacité à travailler en groupe et à résoudre des problèmes collectivement selon les enquêtes PISA, loin des pays nordiques, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne ou encore des Etats-Unis. Et les mêmes problématiques se retrouvent à l’identique chez les adultes dans le monde du travail. S’agit-il d’une culture immuable ? Heureusement non. Il s’agit plutôt du résultat de nos méthodes pédagogiques et managériales.

Développer l’autodiscipline, la persévérance

Nous permettons moins qu’ailleurs aux élèves et aux salariés de travailler en ayant confiance en eux et dans les autres, nous les plaçons plus souvent dans une logique de compétition plutôt que de coopération. Ainsi, selon l’enquête PISA 2018, près de deux tiers des élèves déclarent passer l’entièreté de leurs heures de classe à prendre des notes et ne jamais travailler en groupe. La bonne nouvelle est que ces méthodes pédagogiques et managériales peuvent évoluer et transformer positivement nos compétences sociales et comportementales.

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