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son abolition serait-elle un coup de grâce pour les commerçants des villes taurines ?

son abolition serait-elle un coup de grâce pour les commerçants des villes taurines ?


Ce mercredi au Palais Bourbon, la commission des lois de l’Assemblée nationale s’est prononcée mercredi contre l’interdiction de la corrida, une proposition de loi signée Aymeric Caron. Celle-ci devrait ensuite être présentée en séance publique le 24 novembre. Ce texte divise toutefois profondément l’hémicycle, entre les pro et les anti-corrida, qu’on retrouve quasiment dans tous les groupes politiques.

Au point qu’au Rassemblement national (RN) par exemple, Marine Le Pen n’a, exceptionnellement, pas donné de consigne de vote. Même tiraillements chez Renaissance : la plupart des élus du groupe majoritaire ont suivi l’avis du gouvernement en votant contre l’interdiction de la corrida. Mais certains se sont abstenus ou ont voté pour. C’est le cas de la présidente du groupe Aurore Bergé, totalement opposée à ce spectacle.

Un impact économique non négligeable dans le sud du pays

Au-delà de l’émotion suscitée par la souffrance des taureaux sacrifiés dans l’arène, les députés devront mesurer l’impact économique de ce spectacle, indispensable pour la soixantaine de villes du sud de la France autorisées à organiser des corridas. En 2022, les corridas ont attiré 450.000 aficionados pour un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. Dans les villes qui exploitent les arènes en régie municipale, la recette des corridas est cruciale. Elle permet de libérer de l’argent pour d’autres investissements. À Bayonne par exemple, cette manne sert à financer l’organisation des célèbres fêtes du mois d’août.

Mais c’est surtout pour le commerce local que la corrida est essentielle. À Béziers par exemple, l’édition 2022 de la feria a attiré 830.000 visiteurs pour des retombées estimées à 40 millions d’euros par l’office du tourisme local. À Nîmes, l’addition monte même à 60 millions d’euros par an.

Le risque pour beaucoup de petits villages de disparaître

Selon André Viard, chargé de mission à l’Union des villes taurines, beaucoup de petits villages pourraient disparaître en cas d’interdiction de la corrida. Il cite l’exemple emblématique de la commune gersoise de Vic-Fezensac, qui compte 3.000 habitants et une arène de 6.000 places. « Les trois jours de la féria, les commerçants font 50 à 70% de leur chiffre d’affaires », affirme-t-il. Autant dire qu’en cas d’adoption toujours possible de la proposition de loi Caron, les commerçants de Vic-Fezensac pourraient être contraints de tirer le rideau.

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