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Des joueurs s’allient pour porter plainte contre Microsoft et s’opposer au rachat d’Activision Blizzard

Des joueurs s’allient pour porter plainte contre Microsoft et s’opposer au rachat d’Activision Blizzard



Ce n’est pas un mais plusieurs bâtons qui se logent dans les roues de Microsoft dans le cadre de son rachat d’Activision Blizzard. Seulement deux semaines après l’opposition de la Federal Trade Commission (FTC) au rachat, une nouvelle plainte fait surface. Elle émane cette fois-ci de 10 joueurs américains. Représentant le parti des consommateurs dans l’affaire, ils espèrent peser dans la balance afin de faire échouer “la plus grande transaction technologique jamais réalisée sur le marché des jeux vidéo”.

S’il peut paraître prétentieux de voir une poignée de personnes s’opposer à un accord financier de grandes entreprises, les plaignants se trouvent pourtant dans leur bon droit. Selon la loi antitrust Clayton, les consommateurs américains ont des droits similaires à ceux des concurrents de l’industrie pour s’opposer à de telles acquisitions. Cela permet ainsi aux tribunaux d’évaluer les problèmes concurrentiels du point de vue des consommateurs. Et ces joueurs ont des arguments à avancer pour démontrer que ce rachat risque d’entraîner de nombreux préjudices pour les consommateurs.

Microsoft, le grand manitou de l’industrie

La plainte évoque le “pouvoir de marché largement surdimensionné” que possédera Microsoft en cas de rachat du studio. Les joueurs craignent que l’acquisition des licences d’Activision Blizzard entraîne une flambée des prix et influe sur la qualité des jeux sortis. Les plaignants affirment dans le document judiciaire que les joueurs sont particulièrement sensibles à la montée des prix imposés par les éditeurs, étant donné qu’il est compliqué pour eux, voire impossible, de remplacer leurs jeux préférés, chaque licence étant particulièrement unique, sans équivalent.

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La mainmise de Microsoft sur des licences phares telles que Call of Duty permettrait, si la firme le souhaite, de priver les joueurs d’accès à certaines plateformes ou à des services extérieurs à l’écosystème de jeux de Microsoft. Une inquiétude qu’avait partagée Sony, craignant de voir disparaître certains jeux de sa console PlayStation.

Des paroles en l’air

Malgré les promesses et engagements de Microsoft de rendre accessible Call of Duty sur Nintendo Switch les 10 prochaines années, les plaignants soulignent que l’entreprise pourrait revenir sur sa parole une fois l’acquisition finalisée, d’autant plus qu’elle l’a déjà fait par le passé avec Starfield et le rachat de Zenimax en 2020. Même si Microsoft tient son engagement, rien ne garantit aux joueurs que les jeux disponibles sur d’autres consoles et écosystèmes le seront au même moment, avec la même qualité et les mêmes mises à jour que sur les produits Microsoft.

Enfin, les plaignants affirment qu’un tel rachat entraînerait une situation de monopole concurrentiel dangereuse. La plainte avance que l’industrie pourrait souffrir de salaires réduits, de liberté restreinte et d’une dégradation des conditions de travail, Microsoft étant en position de force pour dicter les normes du secteur : “La concurrence dans l’industrie apportée par Activision Blizzard doit être préservée pour garantir que la prochaine génération d’innovation et de valeur des jeux vidéo soit renforcée par la concurrence et non asphyxiée par la coalition.” Il semble donc que personne à part Microsoft ne considère cet accord d’un très bon œil.

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Written by Sonia

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