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Massacre à la tronçonneuse en Suisse !

Franz Wrousis

Monde

Massacre à la tronçonneuse en Suisse !

Massacre à la tronçonneuse en Suisse !

Au moins cinq personnes ont été blessées, dont deux grièvement, lundi par un homme armé d’une tronçonneuse dans les rues de Schaffhouse (nord de la Suisse).

Les forces de l’ordre ont entièrement bouclé une partie de la vieille ville. Une chasse à l’homme est en cours. La police exclut un acte terroriste.

D’importants effectifs de police ont été mobilisés pour tenter de trouver l’agresseur dénommé Franz Wrousis, a indiqué une porte-parole de la police schaffhousoise. Plusieurs ambulances et un hélicoptère de la Rega ont été envoyés sur place.

L’homme armé d’une tronçonneuse est entré dans un immeuble abritant des bureaux et y a blessé cinq personnes, dont deux grièvement. Les blessés ont été transportés à l’hôpital.

Il ne s’agit pas d’un acte terroriste, souligne la police. Franz Wrousis est qualifié de dangereux et son identité est désormais établie. Il a probablement pris la fuite au volant d’une VW immatriculée dans les Grisons.

Schaffhouse est une ville située au nord de Zürich, à proximité de la frontière allemande.

Un mandat d’arrêt international a été lancé pour tenter de retrouver Franz Wrousis. L’attaque survenue lundi matin a fait cinq blessés.

Plus de 24 heures après l’attaque à la tronçonneuse survenue en Suisse lundi, le fugitif restait introuvable. Et ce, malgré d’importants moyens mis en place par la police. Mardi matin, un mandat d’arrêt international a été émis, pour tenter de retrouver un marginal de 51 ans suspecté d’être l’assaillant.

Un employé toujours hospitalisé
Il se nommerait Franz Wrousis, et vivrait dans les bois ou dans sa voiture. La raison pour laquelle il s’en serait pris au bureau de la compagnie d’assurance maladie CSS, dans un immeuble situé dans la vieille ville de Schaffhouse, est encore inconnue. L’on sait seulement, d’après une porte-parole de l’entreprise citée par l’agence de presse suisse ATS, qu’il était un client de l’établissement.

Depuis lundi soir, très peu d’éléments nouveaux sont intervenus dans cette affaire, et l’on ne sait pas grand-chose de plus sur Franz Wrousis. Tout au plus, 20 Minuten, relayé par son homologue romand, a-t-il interrogé Ruedi Karrer, le maire de la commune de Uhwiesen (ZH), à quelques kilomètres au sud de Schaffhouse. Ce dernier explique être allé plusieurs fois balader son chien dans la forêt là où Franz Wrousis «vivait» et où plusieurs promeneurs interrogés par les Schaffhauser Nachrichten l’ont croisé: il y semblait connu «comme le loup blanc», mais pas particulièrement menaçant ou craint. Juste un marginal à qui la police avait retiré ses plaques d’immatriculation, après qu’il se fut enregistré comme résident grison.

Un amoureux de la Grèce
Le Blick raconte néanmoins quelques épisodes de sa vie passée, avec des images inédites, que le quotidien zurichois s’est procurées en exclusivité et où il apparaît «détendu, heureux, avec ses cheveux en bataille et le sourire aux lèvres». Alors comment ce «jeune homme amoureux de la nature» a-t-il pu se transformer en «loup solitaire»? Mystère. On y apprend aussi que Franz Wrousis «parle le dialecte bâlois» et qu’il avait «des relations privilégiées avec la Grèce», admirait la littérature de ce pays et y avait «voyagé plusieurs fois dans les années 1990», notamment pour pratiquer «la plongée sous-marine sur l’île d’Hydra».

Puis «quelque chose a basculé dans sa vie», racontent quelques voix anonymes: elles «brossent un tableau d’un homme confus», devenu «asocial». En 2013, il vivait à Lustmühle (AR). «Il se parlait à haute voix à lui-même», se souvient sa voisine, Claudia B. Puis il a déménagé à Beromünster (LU), où son «ancien propriétaire dit qu’il parlait toujours d’un accident de voiture», ce qui peut laisser supposer qu’il ait eu des relations complexes ou conflictuelles avec les compagnies d’assurances. D’où un probable «traumatisme». D’ailleurs, les employés de la CSS où le forfait a été commis, interrogés lundi soir dans l’émission 10 vor 10 de la SRF, clament en chœur que «les quérulents ne sont pas rares dans leurs bureaux» et qu’ils peuvent même aller «jusqu’à des menaces de mort».

Enfin, un voyageur sac au dos qui aurait croisé Franz Wrousis dans les Grisons il y a environ trois mois semble évoquer «un homme qui voulait se retirer dans la montagne, loin des gens avec qui il avait de mauvaises vibrations». Il aurait avoué qu’il se considérait lui-même comme un homme «antipathique».

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