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Le moment où Kim Jong-nam est empoisonné par deux femmes

Le moment où Kim Jong-nam est empoisonné par deux femmes

l’assassinat de Kim Jong-nam dure 2,3 secondes ! Sur des images diffusées par la chaîne de télévision japonaise Fuji TV, on voit comment Kim Jong-nam, le demi-frère du dictateur nord-coréen Kim Jong-un a été assassiné.

Les caméras de vidéo-surveillance de l’aéroport de Kuala-Lumpur permettent de mieux comprendre la chronologie des faits. On voit d’abord Kim Jong-nam entrer seul dans le hall de départ avec un sac à dos et consulter comme tous les voyageurs le tableau des vols.

Il s’avance ensuite tandis que deux personnes se rapprochent de lui. Soudain, l’une d’entre elles, Siti Aisyah, lui fait face, alors que l’autre le saisit brusquement par derrière et lui met quelque chose sur le visage. Les deux agresseurs repartent aussitôt dans des directions distinctes.

Kim Jong-nam porte immédiatement sa main à la bouche. Les vidéos suivantes, plus ou moins nettes, le montrent ensuite en train de chercher du secours. Il s’adresse à différents salariés de l’aéroport pour expliquer ce qui vient de lui arriver. Et on le voit après marcher jusqu’à la clinique de l’aéroport. C’est là qu’il perdra connaissance avant de succomber quelques minutes plus tard dans une ambulance.

Caméra cachée
La police malaisienne estime que les deux agresseurs, deux jeunes femmes, une vietnamienne et une indonésienne (Siti Aisyah), étaient encadrées et peut-être même manipulées par un commando d’agents nord-coréens.

Interpellée, l’une des femmes visibles sur les vidéos a assuré aux enquêteurs croire participer à une caméra cachée destinée à piéger un riche homme d’affaires.

Siti Aisyah, la jeune femme indonésienne de 25 ans soupçonnée d’avoir aspergé lundi d’un liquide mortel le demi-frère du leader nord-coréen, lundi dans le hall de l’aéroport de Kuala-Lumpur (Malaisie), croyait participer à un canular télévisé, selon le chef de la police indonésienne. « Elle n’était pas consciente qu’il s’agissait d’une tentative d’assassinat par des agents étrangers », a affirmé Tito Karnavian, citant les autorités malaisiennes.

Selon ce dernier, les deux femmes impliquées dans l’assassinat avaient été payées pour jeter de l’eau au visage de plusieurs hommes, après les avoir convaincu de fermer les yeux. Elles auraient ainsi aspergé trois ou quatre hommes avant de se voir confier une nouvelle cible: Kim Jong-Nam, qui s’apprêtait à embarquer pour Macao. Mais le spray contenait cette fois une substance dont la nature reste à déterminer. Le frère de Kim Jong-Un s’était rapidement plaint de maux de tête et hurlait de douleur. Il avait succombé pendant son transfert à l’hôpital.

Siti Aisyah, 25 ans, aurait pu être piégée:

La police malaisienne avait rapidement interpellé deux suspectes, l’une détentrice d’un passeport vietnamien, l’autre d’un passeport indonésien, ainsi que le petit ami de cette dernière, un Malaisien. Ils sont toujours interrogés.

La Malaisie refuse de restituer le corps
De son côté, Kuala Lumpur a indiqué vendredi que le corps du demi-frère en disgrâce du dirigeant nord-coréen ne quittera pas le pays tant que la famille ne fournira pas des échantillons ADN. « La Corée du Nord a adressé une demande pour la restitution du corps, mais avant de le remettre, nous avons besoin d’identifier le corps », a indiqué Abdul Samah Mat, chef de la police de l’Etat de Selangor, où est situé l’aéroport.

Quelle substance toxique ?
Des experts effectuaient par ailleurs vendredi des analyses à partir d’échantillons du défunt, afin de déterminer la substance toxique qui a apparemment été aspergée sur son visage. L’autopsie permettra peut-être d’en savoir plus.

Scandalisé par ces dernières révélations, le ministère des Affaires étrangères de Malaisie a convoqué l’ambassadeur à Pyongyang pour des « consultations » et a également convoqué ce lundi l’ambassadeur de la Corée du Nord. Les autorités de Kuala Lumpur veulent notamment réprimander le diplomate nord-coréen pour ses récentes déclarations faites à l’occasion d’une conférence de presse. Kang Chol avait alors insinué que le gouvernement malaisien avait « quelque chose à cacher ». Il avait encore accusé la Malaisie de « comploter et d’entrer dans le jeu de forces extérieures » contre Pyongyang.

Des sorties que le gouvernement, réputé jusqu’ici plutôt tolérant avec le régime nord-coréen, digère très mal.

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