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M.I.A. et son P.O.W.A tape sur Donald Trump

Musique

M.I.A. et son P.O.W.A tape sur Donald Trump

M.I.A en profite également pour adresser un petit taquet aux popstars américaines, qui visiblement ne s’engagent pas assez à son goût et à qui elle refuse d’être comparée. « Je ne suis pas Rihanna/ Je ne suis pas Madonna/ Je ne suis pas Mariah (Carey), ni Ariana (Grande)/ Je suis dans ce monde pour faire le bordel », clame-t-elle, ajoutant que « la vraie spice girl, le girl power bouillant », c’était elle. Quelque chose nous dit que M.I.A n’est pas prête de lâcher son micro de sitôt.

Quelques mois après la sortie de son dernier album « A.I.M », M.I.A vient de dévoiler un titre inédit qui tape sur Donald Trump et sa politique anti-immigration.

Alors qu’elle avait affirmé il y a quelques mois son envie de « faire d’autres choses, de prendre du recul et de prendre un peu de temps » pour elle, M.I.A n’a pas pu s’empêcher de sortir un nouveau morceau. Comme beaucoup d’artistes atterrés par l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, la chanteuse a voulu mettre en musique son refus d’adhérer à la politique du Républicain. Elle vient de dévoiler un tout nouveau titre, P.O.W.A. (argot pour « power »), accompagné de son clip vidéo, dans lequel elle dénonce les lois anti-immigration que Trump essaye d’imposer aux États-Unis.

Une attaque aux dirigeants

M.I.A nous avait déjà habitués aux coups de gueules politiques, notamment dans le clip controversé de Borders, où elle était entourée de milliers de migrants tentant d’accéder aux portes de l’Europe en escaladant grillages et barbelés. Cette fois, la chanteuse s’est directement attaquée à la première puissance mondiale dans son nouveau single P.O.W.A., en réponse à la polémique anti-immigration de Donald Trump.

Le clip, réalisé par la chanteuse elle-même et filmé dans un paysage désertique, met en scène une colonne humaine de danseurs, liés les uns aux autres devant un mur rouge. Une référence directe au mur entre les États-Unis et le Mexique que Donald Trump aimerait construire. « Je ne suis pas Osama (Ben Laden)/ ni un fermier de Monsanto/ Je ne bois pas de soda/ Je crois au karma/ Ils essayent de m’empêcher de parler/ Mais j’ai encore le pouvoir », chante-t-elle avec nonchalance sur une instru désarticulée et mystique, comme elle aime souvent en produire. « Les frimeurs avec leurs attaché-cases/ Ils ont intérêt à ne pas nous liquider/ Ils devraient nous confronter », poursuit-elle, traitant au passage les costumes-cravates au pouvoir de « fascistes » et de « racistes ».

Mia name : Mathangi « Maya » Arulpragasam (née le 18 juillet 1975), plus connue sous son nom de scène M.I.A., est une auteure-compositrice-interprète, peintre et réalisatrice britannique.

What is mia short for ?
Son surnom « M.I.A. », mia rapper,  est à la fois un clin d’œil à son propre nom et une référence à l’abréviation pour Missing in Action. Ses compositions combinent des éléments d’électronique, de dance, d’alternatif, de hip-hop et de musiques du monde. M.I.A. commence sa carrière d’artiste visuelle en 2000 dans l’ouest de Londres, avant de se lancer dans la musique en 2002.

Les premières compositions de M.I.A. reposent principalement sur le séquenceur musical Roland MC-505. Son travail ultérieur marque une nouvelle direction et se réoriente vers de rares instruments et l’utilisation d’extraits de sons électroniques et inusités. La presse a salué ce style distinctif différenciant sa musique. Abordant divers sujets politiques, sociaux, philosophiques et culturels, éléments généralement évités dans la musique pop, Arulpragasam devient l’une des premières artistes à attirer l’attention par l’intermédiaire d’Internet et les réseaux numériques tels que MySpace (« mia songs »).

C’est à 11 ans, logée avec sa famille à Mitcham dans le sud de Londres que Maya apprend l’anglais qu’elle maîtrise très vite. A l’écoute de la radio, elle se reconnaît immédiatement dans la veine militante du rap et tout particulièrement les new-yorkais de Public Enemy. Son parcours chaotique et l’engagement de son père trouvent une résonance à travers la musique explosive de ce groupe aux textes brutaux et politisés. Leur visuel paramilitaire sur scène et sur disque frappe la jeune fille en recherche de son identité.

A l’école, Maya est une élève brillante et créative. Elle découvre la richesse multiethnique et l’effervescence de Londres et s’imprègne de toutes les scènes musicales et picturales émergeantes. Reçue à la prestigieuse école d’art Central Saint Martins, elle y étudie les beaux-arts, le cinéma et la vidéo. Elle se passionne aussi pour le prêt à porter (sa mère est couturière) et confectionne les tenues bigarrées et branchées qu’elle porte.

Maya impressionne ses professeurs par sa vivacité et sa facilité à recycler les choses qui l’entourent que ce soit l’imagerie militante de Public Enemy qu’elle mixe avec les images de guerre de son enfance ou l’art urbain d’un Keith Haring mêlé à l’univers des jeux vidéos. Ses influences cinématographiques vont du réalisateur underground américain Harmony Korine à l’exigence de Lars Von Trier et des réalisateurs du Dogme 95.

La première exposition de peinture de Maya – qui se fait désormais appeler M.I.A (« Missing In Action » en français « disparu au combat ») – a lieu à Portobello. Ses peintures aux couleurs « fluo » mêlent tigres et palmiers, images de bombes, de fusils et de combattants de la liberté. L’exposition très remarquée postule à une nomination pour le prestigieux prix Turner.
En 2000, elle est diplômée de l’école d’art Central Saint Martins. Justine Frischmann la chanteuse du groupe britpop Elastica lui demande d’assurer le visuel et la pochette du deuxième album du groupe intitulé The Menace. Maya suit et filme la tournée mondiale du groupe dont la vedette américaine est une ancienne élève de son école la très affirmée Peaches. Son mélange d’électro et de punk inspire beaucoup M.I.A. Peaches l’encourage à se lancer dans la musique et l’initie au matériel avec lequel elle compose : le fameux Roland 505 qui allie séquenceur, sampleur et boîte à rythmes.

Ainsi équipée, Maya travaille une démo de six morceaux dont le premier est « M.I.A. » et le second « Galang ». Sa musique, mélange détonnant de ragga jamaïcain, de world, rap, electro, UK garage et de jungle fait immédiatement sensation. « Galang », remixé par le duo Cavemen, est édité par Shobizz Records à 500 exemplaires, assez pour susciter l’intérêt immédiat des DJs et des médias. Des labels se pressent pour la faire signer. XL emporte le marché laissant à l’artiste le total contrôle artistique et graphique de son oeuvre.

Toujours produit par Cavemen, le deuxième single « Sunshowers » sort en juin 2004. Le buzz remonte jusqu’à New York où elle obtient des papiers dithyrambiques du New York Time, du Village Voice et la couverture du très branché New York’s Fader. La sortie de ce numéro est l’occasion de donner son premier concert où sa voix assurée et versatile rend folle l’assistance new-yorkaise. Le morceau « Galang » est réédité par XL le 1er novembre 2004 accompagné d’un clip vidéo amateur et bigarré réalisé par la chanteuse et Ruben Fleischer. On y retrouve le visuel de son exposition mêlé à des scènes d’émeutes et du Londres de la nuit. Dans le second clip « Sunshowers » filmé dans une jungle du Sud de l’Inde, on voit M.I.A. chevaucher un éléphant dans l’eau.

A la célèbre boîte Fabric, Diplo, un jeune DJ de Philadelphie, lié au label Ninja Tune passe « Galang » en présence de M.I.A. Une idée de collaboration germe et il invite M.I.A. dans son studio à retravailler certains de ses titres. Diplo déconstruit les morceaux pour les réadapter en vue d’une mixtape au titre féroce Piracy Funds Terrorism. Sa sortie en décembre 2004 relance fortement l’intérêt autour de M.I.A. (critique élogieuse du renommé Robert Christgau dans Village Voice) dont les clips font aussi un malheur sur les plateformes d’échanges vidéos Youtube et Dailymotion.

M.I.A. prépare dans ce contexte de buzz son premier album où figurent les producteurs Diplo, Richard X et Switch. Arular, sort en mars 2005 et reçoit un accueil phénoménal du public, de la critique et des musiciens notamment du grand rappeur new-yorkais Nas. Signe de cette effervescence, Missy Elliott, l’égérie du producteur Timbaland (tous deux cités dans Arular), l’invite à participer au titre « Badman » sur l’album The Cookbook. Le troisième single teinté de « baile funk » « Bucky Down Gun » sorti en juillet 2005 devient un hit un peu partout dans le monde. Consécration ultime : Arular est nominé pour le Mercury Prize. L’album figure dans les premières places des classements de revues spécialisées comme Village Voice, Pazz & Jop, Rolling Stone ainsi que Blender et Stylus.

L’année 2005 est aussi réservée à une tournée mondiale comme première partie de Roots Manuva et de LCD Soundsystem sur des festivals réputés comme Reading Festival, Glastonbury, le Summer Sonic Feast et un festival gratuit sur Central Park.
Durant l’année 2006, M.I.A parcourt le monde écrivant et enregistrant son second album au gré des rencontres à chaque escale que ce soit l’Inde, Trinidad, le Libéria, la Jamaïque, l’Australie, le Japon ou les États Unis. Malgré de sérieux problèmes de visas aux États-Unis dû au profil terroriste de son père, elle réussit à enregistrer le titre « Come Around » avec Timbaland, producteur de Justin Timberlake et de Missy Elliott.

De juin à juillet 2006, M.I.A. sort deux singles : le festif « Boys » et le surprenant disco façon Bollywood « Jimmy ». En août 2006, c’est la sortie mondiale de Kala qui n’est autre que le prénom de sa mère. La plus grande diversité musicale de l’album, la maturité des textes sont saluées unanimement par une critique à genoux. Les fidèles collaborateurs et producteurs Diplo et Switch et les nouveaux venus Blaqstar, Timbaland et Afrikan Boy donnent à Kala une optique plus ouverte.

S’ensuit une grosse tournée mondiale dont les manifestations les plus marquantes sont le festival itinérant américain Lollapalooza, la première partie de Björk aux Arènes de Nîmes et le festival d’Ile-de-France Rock en Seine. La tournée américaine est un tel triomphe que M.I.A. doit ajouter des dates à la dernière minute. L’année 2007 se termine sur une mini tournée en Angleterre en compagnie de la nouvelle sensation new-yorkaise Santogold.

L’album Kala est couronné meilleur album de l’année 2007 dans de nombreuses revues dont Rolling Stone, Blender et le franco-suisse Vibrations. Le magazine Today la déclare « l’une des 100 personnes les plus intéressantes de 2007 ». M.I.A. continue à tourner durant la première partie de 2008 et annule les dates de juin et juillet pour se concentrer sur la préparation de son troisième album. Les fans ne perdent pas au change : c’est sa rivale et complice Santogold qui la remplace sur la plupart des dates et notamment au festival de Montreux.

Au printemps 2010, M.I.A. fait à nouveau parler d’elle pour le clip de son nouveau single « Born Free » aux images ultra violentes et controversées. La Londonienne revient en force en juillet avec son troisième opus Maya (baptisé /\/\/\Y/\), enregistré en compagnie de Diplo et Switch. L’electro punkysante de M.I.A. trouve encore de nombreux adeptes.. La baisse des ventes de disques fait que malgré de meilleurs classements dans les charts mondiaux, Maya se vend moins que Kala. M.I.A. annonce dès 2011 son quatrième album qui s’intitulera Matangi. Cependant en raison de désaccords avec son label l’album se fait finalement attendre.

M.I.A. co-écrit et participe en 2012 au titre « Gimme Me All Your Luvin » sur l’album MDNA de Madonna. L’anglaise provoque un scandale en se fendant d’un doigt d’honneur lors de l’interprétation de la chanson à la mi-temps du Super Bowl. Ce scandale n’accélère pas la sortie de Matangi qui doit attendre novembre 2013 pour voir le jour. De nouveau écrit et réalisé en grande partie avec Switch, Matangi comporte également un titre où figure le Français Surkin et deux collaborations avec The Weeknd.

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Music video by M.I.A. performing P.O.W.A. (C) 2017 Maya Arulpragasam under exclusive license to Interscope Records

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